Le Financial Times vient de dévoiler son classement annuel des meilleurs Masters en Management. Cette année encore, de très belles écoles françaises se sont bien classées parmi les 100 meilleures formations : que ce soit en termes de diversité ou même de rentabilité du programme. D’autres écoles ont fait une belle remontée. Décryptage.

Si l’Université de St-Gall (Suisse) et HEC Paris restent fidèles à leur position de l’an dernier, respectivement premier et deuxième, la surprise vient de l’ESSEC qui remonte d’une place pour se classer troisième, à égalité avec la London Business School.

Et ce n’est pas la seule surprise que réservent les écoles françaises ! En effet, La Rochelle Business School signe la plus belle remontée du classement FT 2019. Celle qui était passée de la 75e à 94e place entre 2017 et 2018 s’est hissée à la 66e position cette année. Une prouesse qui est notamment due à l’augmentation de la présence de professeurs ayant un PhD, un chiffre qui passe de 71% à 89%.

L’exploit SKEMA Business School au classement FT 2019

Après la surprenante présence de SKEMA dans le top 3 des meilleures écoles françaises du classement The Economist 2019, l’école réussit un nouvel exploit : se classer 12e à l’international et 4e parmi les 22 établissements français. Elle grimpe de 13 places et fait ainsi son entrée dans le top 20 !

Le Global MSc in Management de l’école s’est grandement améliorée sur le plan de l’insertion, passant de 84% à 100% cette année. Elle affiche également un excellent taux de professeurs possédant un PhD : 99%. SKEMA Business School se classe également 19e sur le plan de la mobilité internationale, devant ESCP Europe ou l’ESSEC et 9sur l’expérience à l’étranger.

Les programmes tournés vers le monde

Pour être sûr d’avoir un maximum d’opportunités à l’international, c’est vers l’Irlande et la République Tchèque qu’il faut se tourner. Le MSc International Management de Smurfit se classe première sur la mobilité à l’étranger, suivie par l’International Master in Management de l’University of Economics de Prague et la London Business School avec son Masters in Management. Dans cette catégorie, la première école française à se classer est HEC Paris (à la 4e place).

En ce qui concerne l’expérience étudiante internationale dans sa globalité, le programme idéal est le Master in Global Entrepreneurial Management proposé conjointement par l’IQS School of Management (Espagne), Fu Jen University (Taïwan) et l’University of San Francisco. En deuxième position on retrouve Vlerick Business School (Belgique) et son Masters in International Management & Strategy et le MSc in International Business de Stockholm School of Economics. La première école française dans cette catégorie est ESCP Europe (5e position).

Les écoles françaises : championnes de la parité

Sur les six établissements à atteindre ou dépasser la parité femmes-hommes chez ses professeurs, cinq sont français ! En première position : l’EM Strasbourg qui compte 56% de professeurs femmes au sein de son PGE, ex-æquo avec l’ESC Clermont. À la troisième place, on retrouve St Petersbourg University GSOM (54%), suivi par La Rochelle Business (51%), ICN Business School (51%). Enfin, le MSc in Management de l’IAE Aix-Marseille clôt ce classement en atteignant une parité parfaite : 50%.

Des programmes français peu rentables ?

Le classement FT 2019 se penche également sur la rentabilité des programmes. L’organisme calcule le salaire des alumni, trois ans après la diplomation, par rapport aux frais d’inscription, tout en prenant en compte la durée du programme.

Malheureusement, aucune école française ne se classe dans les dix formations les plus rentables. Il faut attendre la 12e place de ce classement pour qu’émerge l’IAE Aix-Marseille, suivi par l’Université Paris-Dauphine en 23e position. La première Grande École de commerce française est 29e. Il s’agit de l’IMT-BS.

Il faut dire que dans les trois ans qui suivent l’obtention du diplôme, les alumni ont des salaires bien moins importants que ceux qui sortent d’écoles indiennes ou allemandes. Trois établissements indiens occupent au top 3 des plus hauts salaires trois ans après la diplomation, dans la mesure où leur rémunération en dollars est pondérée en parité de pouvoir d’achat. Ainsi, les diplômés du Post-Graduate Programme in Management de l’Indian Institute of Management de Calcutta touchent un salaire brut annuel de 134 348$ pour une formation dont le coût est proche de 18 600 dollars. Seule exception au tableau, HEC Paris, en 6e position, qui affiche un salaire de 107 381$ pour un diplômé qui aura déboursé 38 900€ pour ses études (en comptant l’année de césure).

Les meilleures formations pour s’insérer dans la vie professionnelle

Encore une fois, les écoles indiennes sont celles qui proposent la meilleure insertion dans le monde du travail. Sur les 15 écoles qui affichent un taux d’embauche de 100% trois mois après le diplôme, on dénombre près de quatre établissements indiens : l’Indian Institute of Management de Calcutta, d’Ahmedabad, de Bangalore et d’Indore.

Seulement deux écoles françaises ont atteint cet excellent chiffre dans le classement FT 2019 : HEC Paris et SKEMA Business School. On notera des scores très honorables pour plusieurs Frenchies. Ainsi, le Master in Management d’ESCP Europe affiche un taux d’embauche de 99%. À l’EDHEC, 97% des diplômés (contre 94% l’an dernier) ont trouvé un emploi dans les trois mois qui ont suivi la diplomation, tout comme l’Université Paris-Dauphine et l’ICN Business School.

Côté salaire, il est important de noter la belle performance de l’EDHEC Business School qui affiche un salaire, trois ans après le diplôme, de 80 077$, un chiffre qui a augmenté de 10 000$ un seulement un an !